5 juin 2016

La fessée dans tous ses états (chapitre 2)

Chapitre 2 :L’accident.

Un jour en fin d'après-midi, alors que je rentrais de la ville, j'ai surpris Capucine de nettoyer ma chambre. Je l'ai salué. Elle m'a répondu puis est retournée à ses occupations sans me prêter davantage attention. J'ai posé mes affaires par terre, puis je me suis dirigé vers mon secrétaire. J'y ai posé ma montre à gousset.

Cette montre était une belle montre en or qui m'avait été offerte par mon grand-père avant sa mort. Elle avait donc une grande valeur sentimentale à mes yeux. Je tâchais de ne pas la perdre, ni de la casser car son mécanisme était extrêmement sensible. Le moindre petit choc pouvait gravement l'abimer. J'étais fier de l'avoir et voulais la garder afin de la transmettre, plus tard, à mes enfants.

Capucine est venue nettoyer le secrétaire. Elle avait l'air d'avoir la tête ailleurs et ne semblait pas du tout faire attention à ce qu'elle faisait. Elle frottait avec énergie le secrétaire, faisant des grands gestes pour astiquer le plus vite possible. La voyant s'affairer avec vigueur à la tâche, j'ai jugé bon de la laisser travailler. J'ai tourné les talons et je me suis dirigé vers la porte laissant ma montre sur le bord du secrétaire.

Je n'ai jamais su si Capucine l'avait fait exprès ou non, mais au moment où je suis sorti de la pièce, j'ai entendu un petit bruit métallique. J'ai marqué un temps d'arrêt puis j'ai fait lentement demi-tour. J'ai alors vu Capucine à quatre pattes en train de chercher quelque chose. Devant elle, ma montre était en mille morceaux et les rouages de son mécanisme étaient rependus un peu partout dans la pièce.

« Qu'est ce que vous avez fait », ai je demandé d'un air ahuri.
- Je...je ne l'ai pas fait exprès, monsieur », m'a-t-elle répondu tout en ramassant les dernières pièces restées au sol. « C'est le secrétaire qui a bougé ».

Elle semblait paniquée. La jeune bonne a ramassé en toute hâte les différents rouages et les mit les uns sur les autres et les a enfoncé dans ce qui restait de la montre, comme si elle essayait de la réparer. La colère me monta jusqu'à la tête. Je ne voyais plus la jolie jeune fille que j'avais tant désirée. J'avais envie de la frapper, mais je me retenais. Je me suis avancé vers elle et lui ai arraché ce qui restait de la montre des mains :

« C'est pas ma faute, m'a-t-elle dit

-Ah non et c'est la faute de qui alors ?, lui ai-je répondu sèchement, pas la mienne en tout cas !

-Je vous jure, monsieur.

-Vous vous moquez de moi peut être ?

-Non...non, monsieur

-Vous ne pouviez pas faire attention, non ? Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait.

-Oui, monsieur, je me rends compte mais ne vous énervez pas s'il vous plait.

-Que je ne m'énerve pas ! Vous savez ce que cette montre représentait pour moi ! C'est le dernier souvenir de mon grand père que vous venez de casser et vous voulez que je ne m’énerve pas !! »

J'étais hors de moi. Je me suis avancé vers elle d'un air menaçant. A chaque pas que je faisais elle reculait. Elle était sur le point de toucher le mur quand elle me dit :

« Désolée monsieur,... je suis vraiment navrée,... excusez moi...vous...vous allez le dire à Monsieur et Madame ? », m'a-t-elle demandé inquiète.

« Bien sûr que oui, j'espère qu’ils vous puniront comme vous le méritez.

-Non ne leur dites pas, me supplia-t-elle, c'est la troisième fois que je casse quelque chose ce mois-ci. Madame a juré de me licencier si cela se reproduisait. S'il vous plait ne leur dites pas sinon je vais me retrouver à la rue »

Sur le moment j'ai eu pitié d'elle, mais j'étais trop énerve pour la pardonner. C'est là que j'ai eu une idée.

« Comment on va faire alors ? Vous êtes d'accord qu'il faut que vous payez pour ce que vous avez fait ?

-Oui, monsieur je suis d'accord. Je pourrai peut être vous en racheter une autre.

-Je doute que vous ayez les moyens de faire cela, mais j'ai une autre idée. Venez ici !

A suivre

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