5 juin 2016

La fessée dans tous ses états (chapitre 1)

Chapitre 1 : Présentation

J'ai quitté ma ville natale de province, dans le courant des années 1850. Je devais avoir 20 ans. A l'époque, comme tous les jeunes de mon âge, je savais que l'avenir ne se trouvait pas dans les champs et que pour réussir il fallait aller tenter sa chance en ville. De plus, mon parcours scolaire plus que studieux m'avait ouvert les portes des écoles les plus prestigieuses du pays. C'est pourquoi, j'avais décidé de venir m'installer à la capitale.

Un cousin éloigné de mon père, qui vivait dans les environs, avait généreusement accepté de m'héberger chez lui en attendant que j'obtienne mon diplôme et que je trouve à me loger. Je ne le connaissais pas, lui avait dû me voir une fois quand j'étais petit, mais il m'a accueilli à bras ouvert et m'a traité comme son propre fils.

Cet homme s'appelait Henri Defrène. Il devait avoir la quarantaine passée. Il était bon vivant, honnête, gentil et désireux de m'aider quelque soit mon projet. Sa compagne, Adélaïde Defrène, devait avoir à peu près le même âge. Toutefois, elle n'avait pas le même caractère que son mari. Elle était plutôt hautaine et méprisante avec les gens. Les traits tirés de son visage, la raideur de son maintien, son regard empli d'une certaine agressivité, lui donnait un air sévère qui la vieillissait énormément.

Cette femme, issue de la bonne bourgeoisie locale, aimait l'ordre et la discipline. Elle ne se privait pas de rappeler son mari à l'ordre quand celui-ci faisait quelque chose qui lui semblait déplacé. Je la considérais comme une vieille mégère et je me demandais comment un homme si bienveillant avait pu épouser une telle sorcière. Ce devait surement être un mariage arrangé. En tout cas je plaignais, souvent, ce pauvre homme d'avoir épouser une telle sorcière. Une vieille harpie qui ne m’aimait pas beaucoup par ailleurs.

M et Mme Defrène vivaient avec une poignée de domestiques dans une maison luxueuse, bordée d'un magnifique jardin, mais isolée au milieu d'une vaste étendue d'herbe et de champs. La ville la plus proche n'était pas très loin, il fallait bien compter une bonne heure et demie de marche, ou alors une demie heure de charrette, pour s'y rendre. C'est pourquoi, hormis lorsque je me rendait en ville pour étudier, je ne voyais guère d'autres personnes que ce couple et leurs domestiques.

Ces derniers étaient au nombre de quatre : un homme et trois femmes. L'homme servait un peu d'homme à tout faire. Il était à la fois le jardinier et le majordome. Une des femmes, que je voyais rarement, faisait office de cuisinière tandis que les deux autres s'occupaient du service et du ménage.

Ces deux jeunes filles se prénommaient Suzanne et Capucine. Elles étaient toutes les deux très jeunes, plutôt mignonnes et aussi gentilles et serviables que leur patron. C'était sans doute pour cette raison que le maitre de maison avait dû les choisir.

Suzanne devait être plus jeune que moi. Elle ressemblait à une petite poupée. Elle était petite, assez mince et l'absence de formes attrayantes trahissait son jeune âge. Elle avait les cheveux roux. Son teint clair et ses tâches de rousseur faisait ressortir ses yeux bleus. Son petit nez pointu au milieu de son visage, qu'elle remuait lorsqu'elle était contrariée, accentuait ses airs de petite fille. Aussi je fut surpris d'apprendre qu'elle avait le même âge que moi.

L'autre bonne, Capucine, paraissait déjà plus mûre. Elle devait être aussi âgé que moi ou un peu plus veille. Elle avait de longs cheveux châtains qu'elle portait attachés en chignon. Ses yeux verts pétillaient de malice. Son regard reflétait pour moi le désir, la joie de vivre. Elle abordait toujours un sourire discret, mais aussi large et profond que n'importe quel sourire. Cela lui donnait un visage radieux qu'on avait du mal à lâcher une fois qu'on l'avait admiré.

Malheureusement, le reste de son corps était couvert d'une épaisse robe noire qui cachait quelque peu ses belles formes. Toutefois, une légère protubérance au niveau de ses seins, montrait qu'elle avait surement une poitrine généreuse. J'étais en admiration devant cette jeune fille et je me la représentais souvent sans vêtements.

Je faisais souvent exprès de la croiser dans les couloirs, d'être là quand elle faisait ma chambre, etc. Bref, je faisais tout pour qu'elle me remarque, mais elle ne semblait pas me voir. Nous nous parlions peu, elle et moi, et à chaque fois que je voulais lui demander quelque chose, je balbutiais et disais plus ou moins n'importe quoi.

J'étais intimidé par elle et lorsque nous étions dans la même pièce je ne savais pas où me mettre. J'étais déjà en temps normal timide et maladroit, mais avec elle cela prenait des proportions calamiteuses. Mon attitude semblait l'amuser beaucoup. J’avais l’impression d’être un guignol à ses yeux. Un gamin qui fait le pitre et qui n'était sûrement pas intéressant pour elle.

Pourtant une fois, j'eus l'occasion de lui montrer que je n'étais pas qu'un simple gamin et que j'en avais dans le pantalon.

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